Entre l’essai et
l’autobiographie, A Cheng dresse un portrait à la fois précis et concis de la
Chine historique, littéraire ou religieuse. Le tout, à l’aide d’un humour décapant.
C’est l’histoire d’un écrivain
chinois, de ses références intellectuelles et de ses goûts romanesques. A moins
que ce ne soit aussi l’histoire de la Chine racontée par un écrivain chinois...
A moins, encore, que ce ne soit l’histoire d’une langue, le chinois, d’une
littérature, celle de la Chine et de traditions, "les coutumes
séculières"... En fait, Le roman et la vie est un peu tout ça à la fois,
mille et une anecdotes, mille et un événements, petits et grands, qui jalonnent
une vie d’homme ou les pages d’un manuel scolaire de l’époque des fiefs à celle
de la République populaire. Mais que les tenants d’une quelconque idéologie
officielle se rassurent, pas de risque de tomber sur une pensée déviante ou si
peu, né en 1949, A Cheng n’a vécu que six mois à l’époque de la "vieille
Chine". "Aucun problème sur le plan historique, seulement des pipis
au lit ou des caprices", explique-t-il pour résumer cette courte période
qui aurait pu le transformer en un affreux réactionnaire. Retirado da Net